Tokyo - Mai 2019

04.08.2019 09:51

Une fois rentrés après notre premier voyage au Japon, comme souvent nous arrive nous nous sommes dit qu’on devait y retourner le plus rapidement possible car ce pays nous avait littéralement ravi avec sa culture et sa beauté. Mais jamais nous n’avions imaginé d’y retourner juste après une année comme nous avons fait ! Qu’est-ce qui nous a poussé à y revenir si tôt ? Tout d’abord la nostalgie. Et ensuite en regardant plusieurs émissions à la télé nous avons compris d’avoir beaucoup négligé la ville de Tokyo ! Et en effet cette fois notre voyage s’est déroulé surtout dans cette immense, excentrique, excitante et animée mégalopole !

Comme pour l’autre voyage nous avons trouvé des suggestions et des bons plans avant et pendant le voyage sur le site de l’office du tourisme japonais, le JNTO. Nous vous le conseillons car il a beaucoup de tuyaux intéressants pour la préparation d’un tel voyage.

La première chose que nous avons réservé comme toujours après avoir eu nos vacances signées (du 22 mai au 2 juin) ont été les vols. Cette fois nous avons fait escale aussi bien à l’aller qu’au retour à Francfort avec Lufthansa (mais réservé sur le site de la compagnie japonaise ANA All Nippon Airways) : 1.285,54€ pour nous deux tout inclus. Vue qu’on vit à Paris les vols étaient depuis et pour Charles de Gaulle.

Comme on vous a dit notre voyage cette année se concentrait sur Tokyo, avec des petites exceptions : deux excursions à la journée à Kawaguchiko (sous le Mont Fuji) et à Kamakura et à la moitié du voyage une nuit à Nikko pour visiter ce lieu merveilleux et profiter de ses thermes (onsen). Nous avons donc réservé au total trois hôtels : le premier à Tokyo pour cinq nuits, un à Nikko pour une nuit et à nouveau un à Tokyo pour les quatre dernières nuits. Tous avec Expedia, que nous aimons beaucoup.

Lors de notre premier voyage, malgré plus de déplacements, nous avions calculé que le JR Pass ne nous servait pas (pour calculer si le prendre ou pas utilisez le site Hyperdia) et cette année encore moins, donc nous ne l’avons pas réservé. Cependant le Pocket Wi-fi est indispensable au Japon, car sans connexion à Internet on ne survit pas (du moins nous) : pas pour rester connectés aux différents réseaux sociaux, mais pour avoir Google Maps et comprendre comment arriver à pied d’un lieu à l’autre ! 60€ pour onze jours, jusqu’à dix appareils connectés en même temps. Le Pocket est envoyé directement à l’hôtel où vous le récupérez lors du check-in (vous pouvez le récupérer aussi au bureau de poste de l’aéroport, mais vous perdrez du temps : cela suffit de s’organiser à l’avance en imprimant le chemin pour arriver à l’hôtel). Et ensuite on le renvoie dans n’importe quelle boite aux lettres dans l’enveloppe fournie (même à l’aéroport).

Avant le départ nous aurions aimé réserver deux musées « spéciaux » : le Ghibli et le TeamLab Borderless. En ce qui concerne le premier l’achat est vraiment difficile car les ventes n’ouvrent qu’à 10h00 du matin du 10 du mois précédent (donc 4h00 de la nuit pour nous) : par exemple les ventes de juin ouvraient à 10h00 du 10 mai. En plus le musée était fermé pour réorganisation jusqu’au 31 mai, la seule date utile pour nous c’était le 1er juin : et à 6h00 du matin du 10 mai malheureusement il n’y avait déjà plus de place ! Le deuxième on peut le réserver à la moitié de deux mois avant la visite (par exemple nous avons réservé les billets mi-mars pour une visite en mai) : cette fois nous avons réussi, en réservant la visite pour le lundi 27 mai au prix de 3.200¥ (environ 26€) par personne.

En ce qui concerne les guides nous avons réutilisé celles du voyage précédent, vu qu’il ne s’était coulé que seule année, donc assez à jour (toutes en français). Trois génériques sur le Japon : le Routard, la Lonely Planet et l’Evasion. Deux plus petite et spécifiques à Tokyo : la Lonely Planet et la Cartoville. Les cinq utiles, car elles s’intègrent les unes avec les autres.

Avant le départ nous sommes allés à Paris pour changer de l’argent chez Change Magenta : 150.000¥ contre 1.255€, suffisant pour tout le voyage (avec quelques paiements par carte de crédit) pour manger, les souvenirs et les transports (aussi bien à Tokyo que pour les excursions en programme).

Mais venons maintenant au voyage.

Mercredi 22 mai

Départ avec un petit retard depuis Charles de Gaulle à 15h50, heureusement nous arrivons à Francfort à temps pour passer la frontière et nous embarquer sur le vol pour Tokyo (à la fin moins d’une heure à Francfort pour changer d’avion). L’avion c’est un énorme 747, dommage que les sièges soient durs et le vol moins confortable que prévu. Heureusement que le personnel est gentil et présent.

Jeudi 23 mai

Après un peu plus de douze heures nous arrivons à l’heure à Haneda (12h15). Après avoir passé la frontière avec ses formalités (visa et bagages) nous nous dirigeons vers le métro pour charger notre Pasmo (celle de l’année passée). Après deux connexions de métro et dix minutes à pied nous réjoignons notre premier hôtel à Shinjuku, où l’on restera pour cinq nuits : le Villa Fontaine Shinjuku (678€ pour les cinq nuits avec petit déjeuner et wi-fi inclus). Là il faut faire une clarification sur la grandeur des chambres des hôtels au Japon et surtout à Tokyo : souvent il ne s’agit pas de vraies chambres mais presque des cabines (même de 9 mètres carrés !). Quand nous avons réservé nous avons choisi la chambre de 18 mètres carrés (salle de bain incluse) : il semble assez, mais finalement avec les valises c’était juste ! L’hôtel est neuf, le personnel gentil et assez doué avec l’anglais (chose pas évident au Japon) et il est à Shinjuku (donc l’un des quartiers les plus vivant de Tokyo), mais légèrement excentré, donc tranquille. Et à environ dix minutes à pied des stations du métro (donc parfait).

Après avoir rangé les bagages et avoir prix une douche régénérante nous partons à la découverte de ce quartier (en effet l’année dernière nous ne l’avons vu que le soir). Première étape dans un Family Mart (konbini, petites superettes toujours ouvertes) pour acheter quatre onigiris (une sorte de boulette de riz avec du thon, du saumon ou autre) pour le déjeuner pour 525¥ (un peu plus de 4€). Et dans un des nombreux distributeurs automatiques (il y en a des milliers à Tokyo et au Japon) nous prenons deux sodas pour 200¥ (un peu plus d’1,50€ !).

Nous décidons d’aller déjeuner dans les merveilleux jardins Shinjuku Goyen Garden (Naitomachi, Shinjuku, Tokyo 160-0014) : 500¥ par personne (4€). Ces jardins sont splendides et grâce à la très belles journée (et chaudes, plus de 30 dégrées !) ils nous semblent vraiment une oasis de paix parmi les gratte-ciels et la frénésie de Shinjuku !

Une fois sortis de cette osais nous nous dirigeons vers le Tokyo Government Building (2-chōme-8-1 Nishishinjuku, Shinjuku-ku, Tōkyō-to 163-8001), où nous arrivons après moins d’une demi-heure à pied. Le bâtiment est très beau et imposant (dessiné par le célèbre Kenzo Tange), mais ce qui nous intéresse le plus c’est son observatoire sur Tokyo (le seul gratuit de la ville !). Après un peu plus de vingt minutes de queue nous arrivons au sommet pendant le coucher du soleil et la vue est encore plus spectaculaire.

Nous rentrons à l’hôtel pour nous changer rapidement et ensuite nous allons dans un Lawson (un autre konbini), car il semble qu’on peut y acheter les billets pour le Ghibli, mais malheureusement il n’y a pas de disponibilité pour le seul jour que nous intéresse. Ce sera pour la prochaine fois…

Nous décidons de diner et nous mangeons des excellents takoyakis (des paupiettes de poulpes typiques d’Osaka que nous n’avions pas mangé l’années dernière) dans un petit restaurant pas trop flatteur à l’apparence : Takoyaki (1-chōme-2-13 Kabukichō, Shinjuku-ku, Tōkyō-to 160-0021). Pour 18 paupiettes (à deux) avec plusieurs assaisonnements et une bière nous payons 2.350¥ (19€). Excellentes et économiques !

Nous nous plongeons donc dans la frénésie de la nuit de Shinjuku : un tourbillon de lumières, bruits et foule. Toujours charmant.

Fatigués nous rentrons vers l’hôtel pour le bien-mérité repos. Juste avant nous achetons dans un Lawson un melon pan (des petits gâteaux avec de la crème pâtissière), des petits biscuits et une bouteille d’eau pour 634¥ (environ 5€). Et ensuite dodo car la journée a été longue !

Vendredi 24 mai

Réveil et petit déjeuner en chambre : en effet dans cet hôte une fois prêt on appel la réception qui t’apport le repas dans la chambre (il n’y a pas de place pour une véritable salle pour le petit déjeuner). Le repas est constitué de deux sandwiches chaud (avec côtelette, fromage, omelette…), soupes lyophilisées et yaourt. Thé, café et bouilloire sont à disposition dans la chambre.

Cette année en plus de la Pasmo nous avons décidé de prendre les abonnements journaliers des métros : en effet après avoir chargé la Pasmo à chaque passage le montant d’un billet est déduit (en moyenne 200¥-250¥) et si l’on fait plusieurs voyages par jour finalement l’abonnement est plus intéressant (mais pas valable sur la Yurikamone ou sur le Monorail par exemple). Il y a trois types d’abonnements : pour 24 heures (800¥ par adulte et 400¥ par enfant), pour 48 heures (1.200¥ et 600¥) et pour 72 heures (1.500¥ et 750¥). Et ce sont par tranches de 24 heures et non pas par jour (par exemple si vous validez celui de 24 heures à 8h00 du 10 il sera valable jusqu’à 8h00 du 11). Faites donc des calcules pour comprendre si avoir ou pas les deux. Aujourd’hui nous prenons celui de 24 heures directement à la réception de l’hôtel.

Et ensuite direction Yoyogi Park (1 Chome-18-20 Jingumae, 渋谷区 Shibuya-ku, Tōkyō-to 150-0001) où l’on visitera à nouveau le merveilleux temple Meiji-jigu. Même si c’est la deuxième fois, le parc et le temple ne perdent pas l’émotion qui nus transmettent. Et en plus il y a un mariage traditionnel et la journée est à nouveau belle et chaude !

En sortant du Parc nous nous achetons les premiers souvenirs (d’une longes série), entre autres des très belles kokeshi (les poupées traditionnelles en bois japonaises).

Sortis du Parc nous allons à Harajuku, qui est un quartier où l’on trouve les dernières tendances de la mode, beaucoup de cosplayers, les Harajuku Girls (des femmes qui s’habillent comme les ados), des Gothic Girls et des boutiques où l’on trouve n’importe quoi. Le centre de tout cela c’est une célèbre rue : la Takeshita Dori ! Ici nous rentrons dans l’une de ses attractions la plus célèbre : la Rainbow Sweets Harajuku ! Vous y trouverez des incroyables glaces et granites (dans des bouteilles lumineuses en forme de biberon) avec les couleurs de l’arc en ciel et surtout des toasts chauds au fromage qu’une fois ouvert en les laissant filer forment un véritable arc en ciel ! Il n’y a qu’au Japon qu’on peut trouver ce genre de choses… Nous ne pouvons ne pas tester un toast et un granite (700¥ chacun, même pas 6€).

Une fois sortis de cette incroyable rue nous allons vers une « vieille » connaissance, Kiddy Land : cinq étages dédiés aux jouets, peluches, gadgets et bien d’autre sur les mangas, Disney, Studio Ghibli, Peanuts, Hello Kitty, Star Wars… Sachez que si vous dépassez 5.000¥ (un peu plus de 40€) dans la plupart des boutiques vous payerez tax free, donc au net de leur TVA (environ 8%). Et dans ce cas nous en avons profité en achetant des souvenirs du Studio Ghibli ou Doraemon par exemple.

Après avoir fait une petite pause à l’hôtel pour nous rafraîchir et laisser les paquets nous repartons à la recherche du Gotoguji Temple (2-chōme-24- Gōtokuji, Setagaya-ku, Tōkyō-to 154-0021) à Setagaya : c’est un temple célèbre car plein de reproductions de chats ! Avant d’arriver (et être descendus à la mauvaise station… la station exacte c’est tout simplement Gotokuji !) nous faisons une halte chez un Family Mart pour acheter des sandwiches et des sodas pour le déjeuner, que mangerons dans le beau jardin du temple. Ce temple est excentré (il vous faut la Pasmo), cependant il est dans un joli quartier résidentiel et il très beau, entouré par un beau parc et par un cimetière traditionnel shintoïste. Et tous ces petits chats sont très charmants ! A conseiller, surtout si vous restez à Tokyo pour plusieurs jours !

De retour nous allons directement à Shibuya : dans ce cas c’est l’inverse de Shinjuku, car l’année dernière on l’avait visité le jour et cette fois le soir ! Son attraction principale reste bien sûr le célèbre carrefour avec le passage piéton diagonal (il semblerait le plus emprunté au monde). L’année dernière peut-être car c’était le matin et car depuis Starbucks finalement la vue n’est pas si exceptionnelle il ne nous avait pas beaucoup frappé… Par contre cette année nous sommes montés sur le toit du Magnet by Shibuya 109 où l’on a une vue superbe sur le carrefour et là on peut témoigner qu’il y avait beaucoup de monde cette fois (même en bas quand on l’a traversé) !

Pour le diner notre choix se porte sur des excellents tamagoyakis, des omelettes mousseuses chez Tamago to watashi (23-3 Udagawachō, Shibuya-ku, Tōkyō-to 150-0042) : pour deux omelettes, bière et soda nous payons 2.300¥ (environ 19€). Attention, car souvent les restaurants à Tokyo ne sont pas au niveau de la rue, mais aux étages supérieurs (ou en sous-sol) : au niveau de la rue vous ne trouverez que les displays avec les choses à manger, les prix et à quel étage se trouve le restaurant. Une fois décidé on prend l’ascenseur (ou les escaliers) et on monte (ou descend).

Juste après nous faisons une incursion rapide chez Uniqlo (2-chōme-29-5 Dōgenzaka, Shibuya-ku, Tōkyō-to 150-0043), qu'on connait déjà très bien ici à Paris. Ça va sans dire que nus avons dépassé les fatidiques 5.000¥ et acheté plusieurs choses à des prix très intéressants !

Ensuite nous sommes rentrés à l’hôtel, aussi parce que le lendemain on devait se réveiller tôt pour aller voir sa majesté le Fuji…

Samedi 25 mai

Réveil tôt et pas de petit déjeuner dans la chambre (c’est à partir de 7h00 et notre train est à 7h35). Pas de problèmes : nous avons des biscuits et donc on les prend pour le petit déjeuner avec du café. Et ensuite on arrive rapidement à la gare de Shinjuku : on dit que c’est la plus grande et fréquentée du Japon (voire du monde) et en effet il n’est pas facile de s’y orienter (il semble même pour les Japonais !).

Notre destination finale d’aujourd’hui c’est le festival Shiba-Sakura dans la zone des Cinq Lacs sous le majestueux Mont Fuji. Pour y arriver on prend le train jusqu’à Kawaguchiko et ensuite un car qui nous amènera jusqu’au festival. Heureusement on avait acheté les billets du train la veille (4.150¥ par personne pour l’aller et le retour, environ 34€), on ne doit donc que trouver le bon quai et monter dans le train.

Après environ deux heures et l’émotion de voir enfin déjà depuis le train le Mont Fuji (malheureusement l’année dernière à Hakone d’où on aurait dû le voir nous avons eu un temps terrible, pluie et nuages bas, donc pas de Fuji…) nous arrivons à Kawaguchiko. A la gare nous faisons un billet de 2.000¥ par personne (environ 16.50€) qui comprend l’entrée au festival et la navette depuis et pour la gare (pour un trajet d’environ quarante-cinq minutes).

La journée est magnifique et limpide, avec un soleil incroyable et le Fuji (qui nous surplomb) se laisse admirer pendant toute la journée. Et le festival est merveilleux : il s’agit d’une étendue de prairies fleuries du rose au violet avec un joli petit lac et le Fuji en arrière-plan ! Même si on est arrivés à la fin (il fermait le lendemain) et les couleurs étaient moins vives car la défloration avait déjà commencé l’émotion et la beauté étaient intactes.

Après avoir acheté quelques souvenirs nous rentrons à Kawaguchiko, où l’on déjeune au restaurant de la gare, le Fujiama Café : nous prenons des udons, le riz au curry japonais, des croquettes de poisson, des biscuits et de l’eau pour 2.340¥ (environ 19€). Tout excellent et à thème : le riz, les croquettes et les biscuits étaient à forme de Mont Fuji !

Après avoir déjeuné on marche jusqu’au téléférique Mt. Fuji Panoramic Ropeway (1.620¥ pour nous deux grâce à une petite remise eue à l’office du tourisme à la gare, environ 13€) : encore une vue époustouflante sur le Fuji ! Après avoir pris des souvenirs on redescend et on regagne la gare d’où on reprend le train pour Shinjuku, satisfaits par cette journée, inoubliable pour nous : enfin nous l’avons vu !

Après avoir laissé les souvenirs dans notre chambre on sort pour diner. Nous restons à Shinjuku et choisissons le sushi dans restaurant avec le sushi qui tourne sur un tapis roulant, le Sakurazushi (1-chōme-25-3 Kabukichō, Shinjuku-ku, Tōkyō-to 160-0021) : 8 petits plat par personne, une bière et du thé pour 3.990¥ (environ 33€), un bon prix pour un bon sushi.

Et ensuite à nouveau chez Uniqlo (1-chōme-1-11 Nishishinjuku, Shinjuku-ku, Tōkyō-to 160-0023), on ne peut vraiment pas se retenir, aussi car ici on trouve des vêtements qu’on ne trouve pas en Europe et les prix sont sans aucun doute plus intéressants (grâce au tax free entre autres). Et la journée ainsi se termine !

Dimanche 26 mai

Après notre abondant petit déjeuner en chambre nous prenons à la réception l’abonnement du métro pour 48 heures : la première étape de la journée c’est le quartier d’Ikebukuro, que nous n’avons pas visité l’année dernière.

La première attraction que nous cherchons (après environ vingt-cinq minutes à pied sous un plein soleil) c’est une école dessinée par le célèbre architecte Frank Lloyd Wright : la Jiyu Gakuen (2-chōme-31-3 Nishiikebukuro, Toshima-ku, Tōkyō-to 171-0021). Malheureusement nous devons nous contenter de visiter que l’extérieur car elle a été transformée en salle de fête et aujourd’hui il y a un mariage. Mais rien que l’extérieur est remarquable.

La deuxième étape (toujours à pied en vingt minutes et sous un grand soleil) c’est le Sunshine City (3-chōme-1 Higashiikebukuro, Toshima-ku, Tōkyō-to 170-0013) : un grand centre commercial dans un gratte-ciel où l’on peut monter dans un observatoire, le Sky Circus Sunshine 60 (1.200¥ par personne, moins de 10€). La vue est très belle et en plus il y a des petites attractions sympas.

On redescend et après un peu plus d’une demi-heure de marche (avec le soleil de plus en plus fort et la chaleur de plus en plus suffoquant) nous arrivons à un monument surprenant dans un pays où les chrétiens ne sont que 1% de la population : la cathédrale catholique de St. Mary Cathedral (3-chōme-16-15 Sekiguchi, Bunkyō-ku, Tōkyō-to 112-0014) dessiné par le célèbre Kenzo Tange. L’extérieur est grandiose, en acier lucide qui reflète le soleil. Très belle ! Et entendre les cloches qui sonnent à Tokyo c’est très bizarre.

Nous reprenons le métro et rejoignons un autre quartier de Tokyo que nous ne connaissons pas : Yanaka. L’une des attractions plus connues de ce quartier c’est la rue Yanaka Ginza : une longue série de petites boutiques qui vendent des souvenirs sur le thème du chat. Nous aimons beaucoup les chats (vous l’avez sans aucun doute compris…), cependant cette rue ne nous a pas beaucoup emballé…

Nous faisons une halte dans un konbini (cette fois un 7-Eleven) où l’on achète deux sandwiches, deux onigiris, deux gâteaux et deux sodas pour environ 1.000¥ (8€ environ).

Avant de déjeuner nous visitons le beau Tennoji Temple (7-chōme-14-8 Yanaka, Taitō-ku, Tōkyō-to 110-0001) et ensuite le cimetière à côté (le Yanaka Cemetery), qui est immense. Nous déjeunons dans un petit parc dans le cimetière : cela peut sembler bizarre, cependant avec nous il y avait des familles avec des enfants qui jouaient (avec des pistolets à eau ou sur la balançoire) et d’autres personnes qui mangeaient…

Il fait vraiment chaud, donc on rentre à l’hôtel pour se poser et se rafraichir !

Peu après 17h00 nous quittons l’hôtel en direction Akhiabara : ce quartier est célèbre pour les dernières tendances sur l’électroniques, les mangas et tout ce qui est à la page ! Nous dinons avec de l’excellent tempura chez Tempura Tendon Tenya (110-0005 Tōkyō-to, Taitō-ku, Ueno, 5-chōme−27) : deux assiettes complètes de tempura de poisson et légumes, bière et soda pour moins de 2.000¥ (16,50€).

Et juste après on plonge dans la frénésie d’Akhiabara : un tourbillon de couleurs, lumières, sons et personnes qu’on ne peut trouver qu’à Tokyo ! Et ensuite on rentre à l’hôtel pour une autre nuit de repos bien mérité !

Lundi 27 mai

Réveil et petit déjeuner en chambre comme d’habitude. Ensuite on part vers le luxueux quartier de Ginza qu’on n’avait pas réussi à visiter la dernière fois.

Comme on disait il s’agit d’un quartier luxueux où vous y trouverez des boutiques des plus grandes griffes. Pour nous (vu qu’on ne peut pas se permettre ces achats) ce qui est intéressant ce sont les beaux et modernes bâtiments, surtout le long de la Chūō-ku. En effet les plus importants architectes se sont livré une bataille pour créer des bâtiments très beaux et incroyables. Promenez-vous et admirez-les (si ensuite vous pouvez, achetez !).

Nous rentrons à Shinjuku pour déjeuner chez Nakau (160-0021 Tōkyō-to, Shinjuku-ku, Kabukichō, 2-chōme−41−7) avec du tonkatsu, une sorte de côtelette de porc : on commande sur des grands écrans (heureusement en anglais également), on s’assoie à une table libre et par la suite on t’apporte un plateau avec le plat choisi. Pour deux tonkatsus sur un bol de riz nous avons payé 1.380¥ (un peu plus de 11€).

Après avoir déjeuné nous allons à Odaiba (en utilisant la Pasmo sur le Monorail car pas couvert par l’abonnement). Nous avons réservé la visite au TeamLab Borderless (35-0064 Tōkyō-to, Kōtō-ku, Aomi, 1-chōme−3−8) : nous avons pleins d’attentes. Nous arrivons à l’entrée vers 14h00 et malgré la réservation nous devons faire une très longe file d’attente (heureusement que devant nous il y a une famille japonaise avec une fillette animée d’environ deux ans qui semble être sortie d’un anime Ghibli et le temps file plus rapidement). Après à peu près quarante-cinq minutes enfin nous rentrons. Quoi dire ? Une fois à l’intérieur on oublie toute de suite le temps passé en file et on est ravi par cette expérience indescriptible ! Sans aucun doute l’une des plus excitantes faite dans nos vies. Malheureusement il n’est pas facile de décrire les différentes expériences dans ce parcours, nous pouvons juste vous dire qu’il est exceptionnel ! Si vous êtes à Tokyo surtout ne le ratez pas !

Après environ deux heures et demi passées à l’intérieur de ce musée spécial avec toutes ses expériences nous sortons et nous nous rendons compte qu’il fait encore très chaud. Nous cherchons donc de la fraicheur dans le centre commercial juste à côté, le Venus Fort : pas d’achats mais uniquement de la fraicheur (avec de la décoration incroyable, comme une fontaine classique à l’intérieur).

Ensuite nous allons à pied jusqu’à l’énorme statue de Gundam juste à l’extérieur de l’autre centre commercial, le DIverCity Tokyo. Nous assistons au petit show de la statue, faisons un rapide tour dans le centre commercial et ensuite nous nous dirigeons vers la reproduction de la Statue de la Liberté, d’où l’on assite à un superbe coucher de soleil avec le skyline de Tokyo et le Rainbow Bridge comme décor. Très beau.

Nous rentrons donc à Shinjuku pour le diner et cette fois nous choisissons de manger les raviolis grillés, les gyozas, que nous aimons beaucoup, chez Ryud Gyoza (2-chōme-45-7 Kabukichō, Shinjuku-ku, Tōkyō-to 160-0021) : on choisit trois types de gyozas (pour un total de 24 pièces), une bière et un soda pour 3.109¥ (environ 25€). C’est la première fois qu’on nous rajoute le service (comme aux USA), donc l’addition nous semble un peu élevée… !

Et ensuite au lit en rêvant encore la magnifique expérience vécue au TeamLab Borderless. Et demain on va à Nikko pour deux jours !

Mardi 28 mai

On se réveil tôt et on prend le dernier petit déjeuner en chambre à Shinjuku : en effet aujourd’hui on part pour Nikko où l’on passera une nuit.

En se rappelant la galère de l’année dernière à Hakone de voyager avec les valises pour une seule nuit, nous décidons d’utiliser un service très pratique (et bien sûr très efficace) ici au Japon : le transfert des bagages d’un hôtel à un autre. Nous payons donc 2.991¥ (environ 25€), laissons nos valises à la réception de Shinjuku et on le retrouvera à l’hôtel de Roppongi pour les dernières nuits à Tokyo. Et on part pour Nikko avec deux petits sacs à dos avec ce qu’il faut pour une seule nuit !

Pour arriver à Nikko il faut prendre un train à la gare d’Asakusa : il y a un office du tourisme où l’on explique la différence entre les deux pass et où l’on achète également les billets aller et retour pour Nikko. Pour un total à deux de « seulement » 13.000¥ environ (à peu près 107€). Pas économique, cependant le pass nous permet d’emprunter tous les moyens de transport sur place et donc finalement il est intéressant.

Notre hôtel, le Kinugawa Plaza Hotel, n’est pas à Nikko mais dans un petit village à côté, célèbre pour ses thermes d’eau chaude, justement Kinugawa. Pour la nuit dans une suite très spacieuse avec onsen privée sur une énorme terrasse on paye 276.58€ (avec petit déjeuner et wi-fi). Le prix est élevé, mais si vous voulez un peu de privacy pour les thermes ce sont les prix à payer…

Nous sommes très heureux d’avoir laissé nos valises à Tokyo car l’hôtel est à dix minutes à pied de la gare du train, le long d’une route avec plein de voitures, avec des montés, des descentes et des escaliers ! Kinugawa pourrait être jolie, le long du fleuve, dommage que des énormes hôtels (y compris le nôtre) aient gâché la vue ! Comme on vous a dit l’extérieur de l’hôtel est moche, heureusement que l’intérieur est traditionnel et bien décoré. Nous laissons les sacs à dos à la bagagerie car la chambre n’est pas encore prête et avant de prendre le train pour Nikko (inclus dans le pass, que l’on rejoigne en même pas dix minutes) nous achetons deux onigiris, des petits gâteaux et de l’eau pour le déjeuner.

Une fois à Nikko à l’office du tourisme dans la gare on nous informe qu’on doit attendre environ trente minutes avant d’avoir le bus pour le beau Parc National de Nikko en montagne le long du beau Lac Chuzenji. Nous décidons donc de déjeuner en attendant le bus.

Le bus arrive et en moins d’une heure il monte jusqu’à 1.200 mètres. Le long de la route il commence à pleuvoir (et nous avons laissé les parapluies à Tokyo…). Quand on arrive au lac et on descend il pleuviote légèrement, nous achetons donc un parapluie (que finalement on n’utilisera presque jamais). Et nous allons voir les chutes Kegon Falls : très belles. Et entre-temps il ne pleut plus…

Nous nous promenons ensuite le long du beau Lac Chunzenji, dommage qu’il soit nuageux et que les couleurs soient moine vives, mais le lac est très beau. Nous reprenons le bus (toujours inclus dans le pass) pour arriver à une autre belle chute, les Ryuzu Falls : légèrement moins spectaculaires que les autres, mais quand même belles. Ensuite nous reprenons le bus pour retourner à Nikko (où l’on arrive plongés dans une circulation incroyable) et à nouveau le train pour Kinugawa.

Avant de rentrer à l’hôtel on achète dans un konbini pour le diner des soupes instantanées et des mochis (des petits gâteaux typiques japonais). Une fois à l’hôtel on fait le check-in avec quelques difficultés pour la langue (en effet on avait bien lu que l’anglais dans cet hôtel n’est pas beaucoup pratiqué…), mais en tous cas la fille est très aimable et finalement on se comprend.

La suite est énorme est belle. Et la baignoire d’eau chaude sur l’énorme terrasse est magnifique et on en profite immédiatement ! L’eau est hyper-chaude comme à Hakone, il faut donc y entrer très lentement avant de pouvoir bien en profiter, mais une fois dans l’eau on ne voudrait plus en sortir !

On dine en chambre avec les soupes et les mochis et on profite à nouveau de la baignoire thermale. Et ensuite très relaxés on se couche.

Mercredi 29 mai

Une fois réveillés on profite à nouveau de la onsen sur la terrasse, heureusement qu’elle est couverte car pendant la nuit il a plu beaucoup. On ne voudrait jamais sortir de cette baignoire, mais on doit aller prendre le petit déjeuner : à buffet avec beaucoup de choix de produits typique japonais et de produits occidentaux.

A contrecœur on quitte notre belle suite et surtout la onsen et on retourne à Nikko. Nous laissons nos sacs à dos dans les lockers de la gare (700¥ pour toute la journée, même pas 6€). Ensuite à l’office du tourisme on nous dit quel bus prendre pour aller dans la zone des temples et lesquels ce sont les plus importants à visiter.

La matinée sera donc dédiée à la découverte de Nikko et de ses célèbres temples : le Tayuin Temple (550¥, 4,50€, très beau), le Futarasan Shrine (200¥, 1,60€, en partie en cours de restauration), le Toshogu Shrine (1.300¥, moins de 11€, spectaculaire même si en partie en cours de restauration), le Sanbutsudo (400¥, 3€, en restauration l’extérieur, intéressant l’intérieur) et le magnifique Shinkyo Bridge (pont rouge sur le fleuve, inutile de payer pour l’emprunter, visible de l’extérieur).

Nous décidons de déjeuner dans un restaurant juste à côté du pont, l’Asaya Resthouse (1111 Kamihatsuishimachi, Nikkō-shi, Tochigi-ken 321-1401) : on prend des ramens et du curry japonais, plus une bière et un soda pour 3.090¥ (environ 25€). Un peu cher, mais Nikko est touristique, pour le meilleur ou pour le pire…

Nous rentrons à pied jusqu’à la gare où on récupère nos sacs à dos et on reprend le train qui nous ramène à Tokyo. De la gare d’Asakusa nous allons jusqu’à Roppongi où l’on passera les quatre dernières nuits au Villa Fontaine Roppongi (530,13€ pour les quatre nuits avec le petit déjeuner et le wi-fi). On retrouve nos valises (heureusement car depuis la station du métro où l’on est descendus jusqu’à l’hôtel on a marché pour environ dix minutes, avec des montées et des escaliers !). Le check-in est rapide (ils parlent bien l’anglais), on pensait que la chambre (malgré les 20 mètres carrés) était plus large, mais finalement une fois tout rangé on arrive à bouger tranquillement.

L’emplacement de cet hôtel c’est son point fort : à la sortie d’une station du métro et d’un centre commercial avec plein de restaurants. Pour le diner notre choix se porte à nouveau sur des très bons tonkatsus chez Wakunper (3.080¥, 25€). Excellents et le personnel très aimable. Ensuite tour rapide à Roppongi pour digérer avant de se coucher.

Jeudi 30 mai

Réveil et petit déjeuner à buffet (dans le hall de l’hôtel), avec beaucoup de choix de plats, sucrés, salés, froids, chauds, japonais et occidentaux. On prend à la réception l’abonnement du métro pour 72 heurs (on les aura faits tous les trois !) qu’on activera l’après-midi.

Ensuite on marche vers Roppongi Hills, où pour 2.300¥ par personne (environ 19€) nous montons à nouveau sur la Mori Tower (6-chōme-11-1 Roppongi, Minato-ku, Tōkyō-to 106-6108) : l’année dernière on avait monté le soir, maintenant on admire le panorama le jour. En plus à l’observatoire il y a une exposition sympa de Pixar.

Après avoir descendu nous faisons une halte chez Cinnabon (Minato-ku, Roppongi, 6 Chome−5−18) avec ses excellents cinnamon rolls. Ensuite après dix minutes de marche nous arrivons devant l’incroyable National Art Center (7-chōme-22-2 Roppongi, Minato-ku, Tōkyō-to 106-8558) : un très beau bâtiment en forme de vague, complétement en verre vert. Nous ne rentrons pas, mais rien que l’extérieur est remarquable ! Quelques minutes et on arrive au cimetière d’Ayoama (107-0062 Tōkyō-to, Minato-ku, Minamiaoyama, 2-chōme−33) : sur les guides c’est marqué qu’on y trouve le tombeau d’Hachiko, le célèbre chien fidèle au patron même après sa mort qui va l’attendre à la gare chaque jour (un film a été fait sur cette histoire avec Richard Gere, mais en déplaçant l’histoire aux USA), mais il n’y a pas d’indications et nous n’arrivons pas à le trouver…

Nous marchons donc jusqu’à la Keyakizakadori, où l’on trouve l’incroyable banc dessiné par l’architecte italien Andrea Branzi. Et ensuite après à peu près vingt minutes de marche nous arrivons à l’Arizugawa-no-miya Memorial (5-chōme-7-29 Minamiazabu, 港区 Minato-ku, Tōkyō-to 106-0047). Juste avant de rentrer nous achetons dans un 7-Eleven des sandwiches, des petits gâteaux et de l’eau pour le déjeuner, qu’on fera dans ce beau parc.

On retourne vers l’hôtel (trente minutes de marche environ) en traversant le beau quartier de Roppongi Hills pour se reposer (et se rafraichir vue la journée chaude et ensoleillée).

On repart début après-midi vers le Koishikawa Korakuen Garden (1-chōme-6-6 Kōraku, Bunkyō-ku, Tōkyō-to 112-0004) : l’année dernière on était arrivés juste à l’heure de la fermeture et donc on n’avait pas pu le visiter. L’entrée est de 300¥ par personne (environ 2,50€) et il faut dire qu’il est merveilleux ! Nous sommes très heureux d’avoir pu le visiter cette année, si vous êtes à Tokyo surtout ne le ratez pas !

On reprend le métro et on arrive à Asakusa, quartier traditionnel de Tokyo, qu’on avait visité le matin l’année dernière : nous visiterons à nouveaux des monuments qu’on avait beaucoup aimés mais cette fois le soir.

La première chose qu’on visite à nouveau c’est le très beau temple Senso-ji (111-0032 Tōkyō-to, Taitō-ku, Asakusa, 2-chōme−3), avec sa pagode à côté, son imposante porte d’entrée (le Kaminarimon) et sa longue ruelle pour arriver au temple parsemée de petites boutiques de souvenirs (où l’on craque bien sûr) et de petits bancs de spécialités culinaires (la Nakamise street). Le temple et la pagode sont magnifiques.

Nous nous dirigeons ensuite vers la rivière de Tokyo, le Sumida, où l’on fait une agréable promenade le long de ses quais. Ensuite on s’assoie sur un banc en regardant les bateaux qui passent en attendant la nuit. Il y a une superbe vue sur le Tokyo Sky Tree et sur l’Asahi Beer Tower (1-chōme-23-1 Azumabashi, Sumida-ku, Tōkyō-to 130-0001) et sa flamme dorée !

La nuit tombée nous repartons vers l’imposant Tokyo Sky Tree (1-chōme-1-2 Oshiage, Sumida-ku, Tōkyō-to 131-0045). La première chose qu’on fait en arrivant sous cette très belle tour c’est une halte à la boutique Tokyo Banana (1-chōme-1-2 Oshiage, Sumida-ku, Tōkyō-to 131-0045) où l’on achète plein de petits gâteaux à la banane (y compris les Kit-kat) en dépassant même ici les 5.000¥… On rentre ensuite dans le centre commercial juste aux pieds de la tour et dans la belle food court on mange des ramens et du tempura exceptionnels pour 1.350¥ à deux (un peu plus de 11€).

Après avoir diné on cherche les caisses pour monter sur la tour : l’année dernière en arrivant il y avait une longue file d’attente et ensuite on avait découvert qu’il y avait une file prioritaire pour les étrangers. Cette année quand on arrive on nous dit qu’il n’y a pas beaucoup de file et donc d’aller aux caisses communes (en effet on ne fait même as cinq minutes de file) : on prend le billet pour monter aux deux observatoires (à 350 et 450 mètres) pour 3.100¥ par personne (un peu plus de 25€). Il en a un autre uniquement pour le premier niveau à 2.100¥ (18€). La vue est vraiment exceptionnelle ! Au deuxième observatoire en plus il y a beaucoup moins de monde, donc on profite davantage du panorama nocturne de cette ville immense.

Une fois redescendus on cherche le métro (pas évident à trouver ici) et on rentre à l’hôtel. Demain excursion à Kamakura pour toute la journée !

Vendredi 31 mai

Réveil, petit déjeuner et ensuite métro vers Shinjuku d’où on prendra le train pour Kamakura (les billets on les avaient déjà achetés quand on était à Shinjuku pour 1.850¥ par personne, environ 15€), où l’on passera toute la journée à la découverte de ses nombreux temples.

Nous décidons de descendre à la gare de Kita-Kamakura, comme suggéré par le guide : cela permet de commencer la visite par les temples de la partie haute de la ville et ensuite à fur et à mesure on descend vers la mer en visitant les autres temples. Si vous allez uniquement pour visiter les temples faites ainsi !

Le premier temple qu’on visite c’est l’Engaku-ji (409 Yamanouchi, Kamakura-shi, Kanagawa-ken 247-0062), le prix du billet est de 300¥ (2,50€ environ) : en effet il s’agit d’un énorme ensemble de temples et de bâtiments plongés dans un immense parc, dommage que la plupart des bâtiments ne soit visible que de l’extérieur.

En moins de dix minutes de marche on rejoigne le deuxième temple de la journée, le Tokei-ji (1367 Yamanouchi, Kamakura-shi, Kanagawa-ken 247-0062), le prix du billet est de 200¥ (environ 1.50€) : le temple est plus petit et lui aussi composé de plusieurs bâtiments et un beau cimetière au bout. Ce temple est célèbre car il abritait les femmes.

Après une autre promenade d’environ un quart d’heure un arrive au Kencho-ji (8 Yamanouchi, Kamakura-shi, Kanagawa-ken 247-8525), le prix de l’entrée est de 500¥ (environ 4€) : le temple est encore une fois constitué d’un ensemble de plusieurs bâtiments, jardins et cimetières dans un énorme espace. Et il est très beau !

A nouveau en marche vers la ville basse et la mer. On s’arrête au Sanctuaire de Tsurugaoka Hachiman (2-chōme-1-31 Yukinoshita, Kamakura-shi, Kanagawa-ken 248-8588) : beau et gratuit… avec un grand jardin en contre-bas très suggestif.

C’est presque l’heure du déjeuner et heureusement nous arrivons dans la véritable ville. On commence donc à chercher un restaurant et finalement nous allons chez Hon-Hu Jiaozi-Fang (2-chōme-12-30 Komachi, Kamakura-shi, Kanagawa-ken 248-0006) où l’on mange des excellents gyozas accompagnés de bière et soda pour 3.100¥ (un peu plus de 25€). Ils nous installent à une table et on nous apporte les cartes, ensuite le temps passe et personne ne se présente pour prendre la commande : à la table à côte un couple de personnes âgés est en train de déjeuner et la dame se rend compte que nous attendons de passer la commande depuis un bon moment, donc elle se lève et prévient la serveuse de ce qui se passe ! Probablement sans cette dame on serait encore en train d’attendre de passer la commande… En tous cas à l’exception de ce petit problème les gyozas étaient vraiment excellents (et une fois de plus grâce à cette dame nous avons eu la confirmation que ce peuple est vraiment différent et unique !).

Après le déjeuner on repart à la chasse du temple suivant. Sur le chemin on tombe sur une incroyable boutique d’objets du Studio Ghibli (248-0006 Kanagawa-ken, Kamakura-shi, Komachi, 1-chōme−5−6) : ça va sans dire qu’on a dépassé les 5.000¥… !

On reprend donc notre marche vers l’attraction la plus célèbre de Kamakura : le Grand Buddha au temple de Daibutsu-Kotokuin (4 Chome-2- 2 8 Hase, Kamakura-shi, Kanagawa-ken 248-0016), 2000¥ l’entrée (environ 1,50€) : la statue est vraiment imposante et impressionnante ! En tous cas à l’exception de la statue il n’y a rien d’autre à visiter dans ce temple, donc la visite est rapide.

Nous reprenons la marche et en moins de dix minutes nous arrivons au dernier temple qu’on visitera à Kamakura, l’Hasedera (3-chōme-11-2 Hase, Kamakura-shi, Kanagawa-ken 248-0016), 400¥ l’entrée (un peu plus de 4€) : encore une fois il s’agit d’une série de temples et bâtiments parsemés dans un énorme jardin (en pente), probablement le temple de Kamakura qu’on a aimé le plus (avec ses nombreuses statuettes de moines très sympas) et avec vue sur la mer.

Fatigués mais satisfaits on prend un petit train (avec la Pasmo) à la gare de Hase qui nous amène jusqu’à la gare centrale de Kamakura, d’où on reprend le train pour Shinjuku et ensuite le métro jusqu’à notre hôtel.

Après avoir laissé les souvenirs et avoir reposé nous allons diner au centre commercial sous l’hôtel : nous voulons manger à nouveau les célèbres okonomiyakis (typiques d’Osaka, mais qu’on trouve partout) chez Sante-Kan. L’année dernière à Osaka c’est nous qu’on les avait cuisinés, cette fois on nous place au comptoir en face des chefs qui les cuisinent sous nos yeux. Très bons malgré le manque d’amusement de les avoir cuisinés nous-mêmes. On paye 3.900¥ (environ 32€) pour deux okonomiyakis, bière et soda.

Et pour digérer le diner on fait une promenade de nuit à Roppongi Hills avant de rentrer à l’hôtel pour la nuit.

Samedi 1 juin

Après le petit déjeuner direction Ueno, où l’on aimerait bien visiter le National Museum of Western Art (7-7 Uenokōen, Taitō-ku, Tōkyō-to 110-0007), mais une fois sur place nous avons la mauvaise surprise qu’il est fermé pour réorganisation de ses espaces ; sachez que si vous venez à Tokyo vers la fin de mai plusieurs musées ferment pour réorganiser leurs expositions… Dommage car l’extérieur dessiné par Le Corbusier est très beau.

Nous décidons donc d’aller au Tokyo National Museum (13-9 Uenokōen, Taitō-ku, Tōkyō-to 110-8712) pas trop loin toujours dans le beau Ueno Park. Le prix de l’entrée est de 620¥ (environ 5€) pour pouvoir accéder à tous les bâtiments (sauf les expositions temporaires). Le musée est très intéressant, même pour des personnes comme nous qui n’ont pas l’habitude à la culture orientale et finalement nous sommes heureux d’avoir visité ce musée et pas l’autre justement pour se rapprocher davantage de cette merveilleuse culture.

Uns fois la visite terminée nous reprenons le métro pour Shiodome (où il y a l’hôtel de l’année dernière). On retrouve aussi l’incroyable horloge murale de la Ghibli, l’Hayao Miyazaki's Nippon Television Big Clock (1-chōme-6-1 Higashishinbashi, Minato-ku, Tōkyō-to 105-0021) : très beau et sympa.

Nous achetons dans un Family Mart des onigiris, des sandwiches et des fruits pour le déjeuner et en même pas dix minutes de marche nous arrivons aux beaux Kyu-Shiba-rikyu Gardens (1-chōme-4 Kaigan, Minato-ku, Tōkyō-to 105-0022), 200¥ (un peu plus de 1,50€) l’entrée : ce sont des jardins merveilleux (comme tous les jardins japonais), presque on oublie qu’on est entouré des gratte-ciels et des rails !

Une fois sortis de ces merveilleux jardins nous allons à pied en même pas dix minutes jusqu’au beau temple Zojo-ji (4-chōme-7-35 Shibakōen, Minato-ku, Tōkyō-to 105-0011) qu’on avait déjà visité l’année dernière. Et tout comme l’année dernière la chose qui frappe le plus ce sont les milliers de statuettes d’enfants habillées avec des bonnets rouges, des petites capes et plein de fleurs : il s’agit d’une sorte d’exvotos et de prières pour les enfants jamais nés ou volés en ciel trop tôt… vraiment touchant.

On rentre donc à l’hôtel pour préparer les valises car demain malheureusement on repart. Et on doit remercier la Japonaise Marie Kondo et sa célèbre méthode KonMari pour plier les vêtements si on a réussi à faire rentrer tous les souvenirs qu’on a acheté le long de ces vacances dans nos deux valises !

Après avoir terminé de préparer nos valises et une marche d’environ vingt minutes nous arrivons à la Tokyo Tower (4-chōme-2-8 Shibakōen, Minato-ku, Tōkyō-to 105-0011) : l’année dernière on était arrivés aux pieds de cette reproduction colorée de la Tour Eiffel de Paris sans monter aux observatoires, cette année on a décidé de monter ! Comme pour le Sky Tree on peut décider de monter jusqu’au premier observatoire à 150 mètres (900¥, environ 7,50€) ou jusqu’au deuxième à 250 mètres (2.800¥, environ 25€). La différence de prix est importante, mais on peut vous assurer que ce sont 2.800¥ bien dépensés : tout d’abord il y a beaucoup moins de monde et la vue est plus tranquille qu’au premier observatoire, ensuite vous avez droit à un cocktail non alcoolisé et un audioguide (en français aussi) est inclus ; cet audioguide donne des informations intéressantes non seulement sur le panorama mais aussi sur le projet et la construction de la tour.

En bas de la tour il y a un grand espace avec des boutiques de souvenirs et une food court où l’on décide de diner avec des donburis : encore une fois on commande sur un grand écran tactile, on s’assoie et lorsque le plat est prêt on va au comptoir pour retirer le plateau (grâce à un numéro donné par la machine lors de la commande). On paye 2.010¥ (15,50€) pour deux bons donburis, bière et soda.

On retourne ensuite à l’hôtel pour passer la dernière nuit à Tokyo et au Japon (pour cette fois…).

Dimanche 2 juin

On prend le dernier petit déjeuner à l’hôtel et ensuite on décide de se balader à Tokyo une dernière fois, vu que le vol est en début d’après-midi.

Nous prenons donc le métro jusqu’à Chiyoda, près du Palais Impérial (que l’extérieur) et ensuite quelques minutes de marche jusqu’à la belle Tokyo Station. Il fait très lourd, en effet en plus de la chaleur qu’on a eu pendant toute la période il y a un ciel gris, comme s’il était triste lui aussi pour notre départ de ce pays merveilleux…

On rentre à l’hôtel juste avant 11h00, on récupère nos valises, on libère la chambre et on fait check-out. Et ensuite direction Haneda qu’on rejoigne en moins d’une heure. On poste le Pocket Wi-fi, on fait le check-in, on passe la frontière (en laissant les nombreux tickets du tax-free), on dépense les derniers Yens encore une fois en petits gâteaux et thé et on attend l’embarquement.

On découvre que malheureusement on aura le même inconfortable 747 de l’aller, en tous cas il est à l’heure et l’équipage présent, sympa et professionnel. Nous arrivons à Francfort à l’heure et on doit repasser les contrôles de sécurité (en plus de la frontière) avant d’arriver à la porte pour le vol vers Paris que malheureusement est en retard d’une heure ! Heureusement nos valises ce sont parmi les premières à sortir et on a la voiture pour rentrer chez nous.

Encore une fois les vacances sont terminées et encore une fois la nostalgie nous assaut dès qu’on monte sur le vol de retour…

Ce pays est vraiment incroyable : des paysages merveilleux, des temples et des sanctuaires traditionnels émouvants, des bâtiments modernes extraordinaires et surtout un peuple d’une gentillesse infinie. Et une dignité et un respect des règles, des personnes et des choses qu’en Europe on rêve (ou du moins dans une partie d’Europe).

Ciao Japon, celui-ci ce n’est qu’un aurevoir car nous avons envie de venir te rendre visite et découvrir d’autres régions au moment peut-être plus beau pour toi : le sakura !

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